C'est une œuvre d'une beauté détestable.
Tant face à elle nous ne sommes certains que de notre ignorance.
Extrait : Fragments
Quelle fascination face à la beauté du ciel de nuit. Tous ces êtres inconnus de nous, qui sans s’être fait prier, ont levé le plus naturellement du monde leur tête pour observer les étoiles. Ces myriades de lumières, qui pour des raisons absolues, semblent avoir été destinées à nous fasciner.
La chose n’était nullement prévue, et le premier groupe arrivé que nous constituions n’avait aucune véritable idée du motif de l’obligation. Nous découvrîmes l’Apanyste Viglys qui nous faisait dos, seul devant l’autel sur lequel reposait le sceptre apanystique, accompagné du Vicaire Vilhelm alors en retrait sur le côté. Ils échangeaient des mots, se voulant bas, qui prenaient néanmoins des aspects oniriques tant ils étaient transformés, amplifiés par les propriétés acoustiques de l’endroit.
Nous nous sommes approchés prudemment, les voix se turent, l’Apanyste Viglys se retourna et nous indiqua de nous arranger. Nous avons formé des lignes, face à l’autel, laissant comme à l’habitude une rangée au milieu. Après avoir attendu quelques instants que ceux qui le pouvaient soient présents, il prit la parole dont voici la teneur, précieusement immortalisée par le scribe disponible.